Obésité, diabète et microbiote

L’essor du mode de vie occidental s’accompagne d’une augmentation de troubles métaboliques tels que l’obésité ou le diabète de type 2. Si l’activité physique et une alimentation équilibrée restent des piliers de la prévention, leur efficacité à long terme apparaît souvent limitée pour les personnes voulant perdre du poids. Ces constats invitent à explorer d’autres options thérapeutiques. Le métabolisme des lipides et des glucides, et son lien étroit avec le microbiote, s’impose aujourd’hui comme une piste de recherche intéressante.
Liens entre microbiome, obésité et diabète

Depuis la fin du XX siècle, le nombre de personnes en situation de surpoids ou d’obésité a augmenté. Aborder cette question relève avant tout d’un enjeu de santé publique et doit se faire sans stigmatisation. Les connaissances médicales montrent que l’obésité est associée à des risques réels, ce qui justifie l’attention portée par les professionnels de santé. L’objectif est de favoriser une approche bienveillante, axée sur la prévention, la santé et le bien-être global.

Pendant longtemps, les sodas en format XL et les fast-foods du continent américain ont été
utilisés pour illustrer ce phénomène mais il faut se rendre à l’évidence, tous les pays européens sont désormais touchés. En France, on estime que près de 48 % de la population est concernée par le surpoids ou l’obésité et on note une disparité entre les régions et les classes sociales.

Par ailleurs, la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants est à la hausse bien que la situation en France soit moins critique que chez certains de nos voisins européens. 15 à 20% des enfants seraient concernés par ces troubles. 

IMC

L’indice de masse corporelle ou IMC est utilisé pour donner des repères. Cet outil a ses limites, car il ne fait pas la différence entre la masse grasse ou la masse musculaire. Discutez-en avec votre médecin traitant si vous souhaitez plus d’informations.

Calcul de l’IMC : poids (en kg) divisé par la taille (en m) au carré. Par exemple, pour une personne de 65 kg mesurant 1,60 m : 65 / (1.60 x 1.60) = 25.4

Maigreur : moins de 18,5 / Poids normal : IMC de 18,5 à 24,9 / Surpoids : IMC de 25 à 29,9 / Obésité modérée : IMC de 30 à 34,9 / Obésité sévère : IMC de 35 à 39.9 / Obésité morbide : IMC égal ou supérieur à 40

Les conséquences et les pathologies associées à l’obésité peuvent s’avérer particulièrement contraignantes, voire dangereuses, pour les personnes concernées. Les personnes ayant un IMC élevé sont davantage exposées au risque de développer un syndrome métabolique. Cette maladie est caractérisée par une surcharge pondérale avec un tour de taille important, une hypertension artérielle, un taux élevé de lipides et de sucres dans le sang.

Ce n’est pas un problème marginal en France puisqu’on estime qu’une personne sur cinq est touchée. Le risque de développer des complications augmente avec le temps et les maladies cardiovasculaires ainsi que le diabète de type 2 sont alors plus fréquents chez les personnes présentant une obésité.

Obésité et surpoids : une combinaison de facteurs

Obésité et surpoids : une combinaison de facteurs

Les causes les plus fréquemment évoquées sont étroitement liées à l’évolution de notre mode de vie. La sédentarité, renforcée par le temps passé devant les écrans à des fins professionnelles ou personnelles, réduit les déplacements et l’activité physique. L’alimentation joue également un rôle important, notamment en raison de la consommation importante de produits ultra-transformés et de plats préparés, souvent riches en sucres, en sel et en additifs. À cela s’ajoutent des facteurs psychologiques tels que le stress, l’anxiété ou la dépression. Enfin, de nombreuses études soulignent l’influence des inégalités sociales ainsi que de certaines prédispositions génétiques.

Le microbiome influence le métabolisme

Qui n’a jamais entendu que les personnes en surpoids manquaient de volonté pour perdre du poids car il leur suffisait de moins manger ? La formule “bien manger et bouger” fonctionne dans bien des cas, mais « l’obésité est un problème complexe, il ne s’agit pas seulement d’un problème d’équilibre entre l’apport et la dépense caloriques », explique la Dr Vanessa Stadlbauer-Köllner, gastro-entérologue et hépatologue à l’université de médecine de Graz.

L’obésité est une maladie multifactorielle et résulte de l’interaction entre la prédisposition génétique, une mauvaise alimentation, le manque d’exercice physique, le stress, les conditions environnementales et des facteurs psychologiques. C’est du moins ce que les recherches ont déjà permis de déterminer. Cependant, des études sont encore en cours pour trouver un traitement efficace, adapté au grand public et sans effets secondaires. Et c’est là que le microbiome joue un rôle clé.

Les aliments ultra-transformés entraînent une augmentation de l'apport calorique.

Dr Stadlbauer-Köllner étudie depuis des années les interactions entre les médicaments, les maladies et le microbiome intestinal et explique leur lien : « Notre alimentation trop riche en sucres et en graisses modifie la diversité des bactéries intestinales et la composition du microbiote, ce qui a des effets négatifs sur le métabolisme des lipides et des glucides (et donc sur la prise de poids). »

Plus précisément, ce sont les endotoxines (des toxines bactériennes) provenant de l’intestin qui pénètrent dans l’organisme à travers une barrière intestinale altérée, provoquant alors une augmentation de la libération de cytokines (messagers du système immunitaire) et donc des réactions inflammatoires systémiques. Une spirale qui conduit à une résistance à l’insuline et à une prise de poids.

À l’inverse, et cela a également été prouvé par des études, il est possible d’influencer la composition du microbiote en changeant son régime alimentaire et en pratiquant régulièrement une activité sportive.

Produits ultra-transformés : apport calorique plus important

Produits ultra-transformés : apport calorique plus important

Il faut également savoir qu’en matière d’alimentation, ce n’est pas seulement le nombre de calories qui importe, mais la façon dont elles sont assimilées.

Dans le cadre d’une expérience en lien avec cet aspect, des participants en bonne santé ont mangé pendant 14 jours des repas contenant les mêmes proportions de sucres, de glucides, de fibres, de graisses et de sel. Deux groupes ont été formés, le premier a uniquement consommé des aliments non transformés alors que le second a reçu des plats préparés. Les participants de ce deuxième groupe ont consommé environ 500 calories de plus par jour et ont pris 1 kg au cours des deux semaines. Cette expérience montre que les aliments ultra-transformés entraînent effectivement une augmentation de l’apport calorique.

« Les raisons de ce phénomène n’ont pas encore été étudiées. Notre corps évalue probablement mal ces aliments transformés ou la satiété survient plus tard », explique Dr Stadlbauer-Köllner.

Prise de poids lié à la composition du microbiote

Une composition altérée du microbiote peut entraîner un surpoids, en tout cas, c’est ce que révèle les résultats d’une étude menée à Harvard. Donnons ici le contexte de ces recherches : une cinquantaine de paires de jumeaux adultes ont participé à une étude pour laquelle leur microbiote a été analysé. Au sein de ces paires de jumeaux, les deux individus différaient par leur IMC : l’un était en situation de surpoids ou d’obésité, l’autre avait un poids considéré comme normal. Qu’ont-ils découvert ? Les participants présentant un surpoids avaient une diversité limitée de bactéries intestinales et une composition altérée du microbiote, à savoir un excès de bactéries dites « Firmicutes » et un manque de bactéries « Bacteroidetes ». « Cela indique que le microbiome joue un rôle causal dans la prise de poids », explique Dr Stadlbauer-Köllner.

Pour approfondir cette piste, les recherches ont été poursuivies et le microbiote intestinal de jumeaux dont l’IMC était dans la norme a été transplanté à un groupe de souris élevées dans un environnement stérile, et celui des autres jumeaux, en situation de surpoids, à un autre groupe de souris. Les deux groupes de souris ont ensuite été nourris de la même manière. Découverte fondamentale : les souris qui avaient reçu le microbiote de jumeaux en surpoids ont pris beaucoup plus de poids que les autres !

Des bactéries trop efficaces ?

Prise de poids lié à la composition du microbiote

Ces études permettent en partie de comprendre les raisons pour lesquelles certaines personnes ne perdent que peu ou pas de poids malgré un changement de régime alimentaire. « Certaines personnes ont une composition microbienne particulière qui facilite la prise de poids en cas d’apport calorique trop important. Il y a quelques centaines ou milliers d’années, cette caractéristique aurait constituée un véritable avantage évolutif, car cela permettait à nos ancêtres de ne pas mourir de faim, mais aujourd’hui, à une époque où l’alimentation est abondante, c’est un inconvénient. »

On sait que les bactéries Firmicutes tirent de l’énergie même à partir de fibres alimentaires non digestibles car elles sont capables de les fermenter et d’en produire des acides gras à chaîne courte. Les Bacteroidetes, en revanche, participent à la dégradation des glucides complexes non digérés par l’organisme, dont une partie peut ensuite être éliminée dans les selles. C’est pourquoi, un microbiome qui présente un nombre important de Firmicutes peut extraire plus d’énergie à partir de la même quantité de nourriture.

Ces découvertes soulignent le potentiel du microbiome dans la prise en charge des troubles du métabolisme des lipides et des glucides, tels que l’obésité ou le diabète de type 2.

Méthodes pour perdre du poids : que faut-il en penser ?

Un changement de mode de vie est souvent nécessaire pour avoir une bonne gestion de son poids. De nombreuses méthodes facilitent la perte de poids sur une courte période mais s’avèrent peu efficaces ou difficiles à mettre à place sur le long terme. La thérapie cognitivo-comportementale est une approche qui suscite un intérêt croissant. Elle permet d’accompagner les personnes voulant perdre du poids en travaillant notamment sur les comportements alimentaires et la gestion des émotions. Cette démarche prend du temps et demande de l’investissement (auto-observations et exercices) mais donne des résultats intéressants sur la durée.

Le jeûne intermittent permet d’obtenir de bons résultats et ses effets positifs sur la santé, notamment sur le microbiome, ont été prouvés par des recherches mais ce type de régime est restrictif et peut avoir un réel impact sur nos besoins psychologiques (repas comme moment détente) et sociaux (invitations, déjeuner au bureau).   

Injections pour maigrir & transplantation fécale

médicaments anti obésité pour traiter le diabète de type 2

« En raison de la diminution du métabolisme de base, les résultats à long terme sont relativement limités. Lorsqu’une personne perd beaucoup de poids, son métabolisme global change et elle absorbe plus d’énergie à partir des aliments qu’avant sa perte de poids. C’est le fameux effet yo-yo, un phénomène bien connu et documenté scientifiquement », explique Dr Stadlbauer-Köllner.

Il n’est donc pas étonnant que certaines personnes se tournent vers des méthodes soi-disant « simples et efficaces » de perte de poids, comme les pilules ou les injections anti-obésité, ou qu’elles acceptent des interventions chirurgicales telles que le bypass gastrique, malgré les risques d’effets secondaires et de complications graves. Il faut rappeler que ces traitements interviennent seulement une fois que le problème est déjà installé.

Selon l’experte, la prévention au niveau social est donc primordiale : « L’industrie alimentaire a tout intérêt à nous habituer à certains aliments riches en sucres et en graisses afin que nous en ayons toujours envie », explique Stadlbauer-Köllner, « c’est pourquoi des mesures préventives seraient très, très importantes. »

Ces dernières années, les transplantations fécales ont fait l’objet de nombreuses discussions, mêlant étonnement et perplexité. La médecin y voit moins une forme de thérapie appropriée qu’une occasion d’étudier à nouveau les liens entre le microbiome et l’obésité ou le diabète.

Pour citer un exemple : dans le cadre d’un travail de recherche, des diabétiques ont reçu une greffe de selles provenant de personnes non diabétiques et dont l’IMC était dans la norme, les résultats ont montré une amélioration de certains marqueurs métaboliques comme la sensibilité à l’insuline. Dans un cas, les selles d’une personne présentant un surpoids ont été transplantées à une personne de corpulence normale, qui a alors pris du poids (depuis, les directives sont plus strictes sur le profil des donneurs).

Plusieurs études ont démontré que la prise de probiotiques spécifiques ont des effets positifs sur le métabolisme, un microbiote altéré et peuvent ainsi contribuer à la gestion du poids.

Option thérapeutique : les probiotiques

Les altérations du microbiome sont très similaires dans les différents tableaux cliniques liés au syndrome métabolique, c’est pourquoi moduler la composition du microbiome apparaît comme une approche thérapeutique intéressante. Plusieurs études cliniques ont montré que l’administration de probiotiques spécifiques entraînait une tendance à la perte de poids.

Par ailleurs, des effets positifs sur l’IMC, le tour de taille, la masse grasse et le métabolisme des lipides et des lipides ont été démontrés. Ces recherches ont également révélé que les effets étaient meilleurs lorsque la prise de probiotiques durait au moins 6 mois et que le produit avait un taux d’UFC (de bactéries) élevé.

La prochaine étape consiste à traduire la théorie en pratique médicale. « Il faut des désormais des recommandations consensuelles : quelles conclusions diagnostiques peut-on tirer du microbiome ? », souligne Dr Stadlbauer-Köllner. La recherche doit également continuer à fournir des données d’études solides afin que la prise en charge ciblant le microbiote via des probiotiques pertinents sur le plan médical soit inscrite sur la liste des thérapies reconnues par les organismes d’assurance maladie et soit ainsi accessible à tous.

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Portrait : Dr. Vanessa Stadlbauer-Köllner
La docteur Dr Vanessa Stadlbauer-Köllner, professeure agrégée, est médecin spécialiste au service clinique de gastro-entérologie et d'hépatologie et directrice de l'unité de recherche « Transplantation Research » à l'université de médecine de Graz.

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