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Syndrome métabolique et microbiote

Le syndrome métabolique : une maladie de civilisation

Notre mode de vie et donc notre alimentation a considérablement changé au cours des dernières décennies et dans l’ensemble, ces évolutions sont défavorables à la santé. Le régime alimentaire prisé en Occident favorise la consommation de viande, de sucres, d’aliments transformés ou de plats industriels. Ces habitudes associées à un manque d’activité physique, au tabac ou à l’alcool provoquent le développement de nombreuses maladies qui en plus d’avoir un impact important sur notre bien-être, pèsent sur un système de santé de plus en plus fragile. Le syndrome métabolique, une de ces maladies corrélées à un mode de vie discutable, est étroitement lié à l’intestin et au microbiome comme l’ont prouvé de récentes études.

Syndrome métabolique & obésité

En France, environ une personne sur cinq serait déjà touchée par le syndrome métabolique et cette tendance est à la hausse. Parmi les raisons qui expliquent l’augmentation rapide de cette maladie en Occident, on trouve le poids car les personnes qui souffrent de surpoids et d’obésité y sont plus sensibles. « L’obésité, c’est-à-dire un surpoids pathologique, est devenue une épidémie mondiale. Le nombre d’adultes obèses augmente non seulement aux États-Unis, mais aussi en Europe, tout comme le nombre d’enfants obèses », explique Vanessa Stadlbauer-Köllner, professeure agrégée et docteure en médecine, spécialiste du service de gastro-entérologie et d’hépatologie de l’université de médecine de Graz.

« L’obésité est désormais un problème clinique important. L’espérance de vie des personnes concernées est plus courte que celle des personnes qui présentent un IMC* (indice de masse corporel normal) », ajoute l’experte. En France, en 2015, près d’un adulte sur deux est en surpoids, et presque un sur cinq (17 %) est obèse. Chez les enfants âgés de 6 à 17 ans, les prévalences observées étaient de 17 % de surpoids, dont 4 % d’obésité [1]. 

Définition du syndrome métabolique - Les symptômes

Les symptômes du syndrome métabolique

Cette maladie se caractérise donc par une forte surcharge pondérale avec la présence de graisses au niveau du ventre. Ce tour de taille trop élevé s’accompagne d’autres troubles pour parvenir au diagnostic de cette maladie. Parmi ces troubles, on peut citer : 

  • une tension artérielle trop élevée,
  • des troubles du métabolisme des lipides avec un taux élevé de triglycérides*,
  • un taux élevé de cholestérol total mais avec une diminution du cholestérol HDL*,
  • une intolérance au glucose*,
  • un diabète de type 2.

(*voir le glossaire à la fin de l’article pour plus d’explications)

 

Une combinaison d’au moins trois de ces facteurs multiplie par trois le risque d’avoir un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. De plus, le syndrome métabolique est souvent associé à d’autres maladies, telles que les maladies chroniques hépatites (par exemple la stéatose hépatique non alcoolique) ou des maladies gynécologiques (comme le syndrome des ovaires polykystiques)

L’intestin et le microbiote affectés par une mauvaise alimentation

Un régime alimentaire qui privilégie la consommation d’aliments trop gras ou trop sucrés et de nombreux plats transformés impacte négativement le microbiote intestinal. Dr Stadlbauer-Köllner explique à ce propos : « la diversité, c’est-à-dire la variété des bactéries intestinales, diminue globalement, en parallèle on assiste à une augmentation des bactéries de la famille des Firmicutes et à une diminution de celles de la famille des Bacteroidetes ». Ce constat n’est pas un état définitif puisque des études ont montré qu’une perte de poids occasionnée par un changement d’alimentation et une activité physique régulière entraîne une amélioration de la composition du microbiote intestinal

Un déséquilibre de la composition bactérienne en faveur des Firmicutes peut expliquer le fait que certaines personnes ne parviennent pas à perdre du poids sur le long terme malgré de gros efforts et un accompagnement. Sachez qu’un microbiote dominé par des Firmicutes peut extraire jusqu’à 30 % de calories en plus de la même quantité de nourriture qu’un microbiote dont le ratio Firmicutes/Bacteroidetes est normal (1:1). 

De mauvaises habitudes alimentaires et un mode de vie très sédentaire ont donc des conséquences sur le microbiome et ils affectent également l’intestin. L’effet critique est une perméabilité trop élevée de la paroi intestinale qui est censée laisser passer les nutriments et stopper les germes pathogènes ou corps étrangers. Ce phénomène se manifeste chez les personnes souffrant de diabète, d’obésité et chez celles qui présentent une stéatose hépatique non alcoolique (maladie où le foie devient gras). Ce dysfonctionnement de la fonction de barrière de la paroi intestinale a pour répercussion l’augmentation de la pénétration de facteurs bactériens dans l’organisme. Cette endotoxémie métabolique ne provoque pas certes de maladies aiguës ou de fièvre, mais elle entraîne une inflammation à bas fruit dans les tissus (par exemple dans le tissu adipeux ou le foie), ce qui peut alors provoquer des troubles du métabolisme des lipides et des glucides (des sucres et des graisses). Dès lors, on assiste à la mise en place d’un cercle vicieux conduisant à une prise de poids. 

Les changements qui s’opèrent dans l’intestin apparaissent à un stade précoce comme le confirme Dr Stadlbauer-Köllner : « nous avons remarqué ces modifications lors d’une étude dans laquelle seules des personnes souffrant du syndrome métabolique ont participé. Celles-ci présentaient déjà un microbiome altéré et une perméabilité intestinale trop importante ».

Syndrome métabolique : une mauvaise alimentation affecte l'intestin et son microbiote

Microbiome et syndrome métabolique en interaction

La composition du microbiote intestinal est le résultat de l’interaction entre une personne et les bactéries intestinales. La nature du microbiome et la perméabilité de la paroi intestinale sont déterminées par les habitudes alimentaires, la présence de maladies et la prise de médicaments notamment les antibiotiques. Une alimentation équilibrée et saine donne lieu à la multiplication de « bonnes » bactéries dans l’intestin. Inversement, les « mauvaises » bactéries se sentent particulièrement à l’aise dans un intestin qui assimile beaucoup d’aliments riches en sucres et en graisses. 

Ces dernières années, de nombreuses études ont confirmé l’importance de la flore intestinale pour les processus métaboliques et son influence sur le poids du corps. Dr Stadlbauer-Köllner explique : « agir de manière précoce pour améliorer la composition du microbiome peut aider différents processus métaboliques. C’est là que les probiotiques entrent en jeu, car les produits contenant des micro-organismes vivants avec une combinaison de souches spécifiques peuvent, par exemple en cas de syndrome métabolique, influencer positivement la composition du microbiote intestinal, réduire la perméabilité de l’intestin et donc la pénétration de substances toxiques dans l’organisme, mais aussi endiguer les réactions inflammatoires ».

Probiotiques et prébiotiques : une nouvelle alternative thérapeutique ?

Une première méta-analyse, qui a pris en compte plusieurs études cliniques concernant l’utilisation de probiotiques en cas de diabète, a montré que la glycémie et l’indice HOMA* (une mesure de la résistance à l’insuline) pouvaient être améliorés après une courte période d’administration (un à deux mois). Un examen approfondi a montré qu’une utilisation prolongée pouvait renforcer les effets. En plus de l’amélioration du métabolisme des glucides, cette analyse a démontré une augmentation significative du cholestérol HDL (souvent décrit comme étant le « bon » cholestérol) et une réduction des triglycérides grâce à l’utilisation de probiotiques. En outre, une influence positive a aussi été remarquée sur le rapport taille-hanche et le poids du corps.

En parallèle de la prise de probiotiques qui agissent sur la composition de la flore intestinale, les prébiotiques peuvent également aider le microbiome en favorisant la croissance de certaines bactéries, volontairement ciblées. Les prébiotiques contiennent des fibres alimentaires et des substances naturelles qui nourrissent des bactéries utiles. Actuellement, la professeure Stadlbauer-Köllner mène une étude sur l’impact de certains probiotiques et prébiotiques sur les personnes diabétiques. Concrètement, il s’agit d’analyser si ces compléments alimentaires peuvent moduler le microbiome et la barrière intestinale et s’ils ont de l’influence sur le métabolisme des lipides et des glucides ainsi que sur les défenses immunitaires.

« Je m’intéresse depuis longtemps à la sensibilité élevée aux infections en cas de cirrhose du foie. Chez les personnes présentant un diabète de type 2, nous constatons également des problèmes au niveau du système immunitaire inné » indique la spécialiste. Les premiers résultats de l’étude clinique sont prometteurs : « nous avons pu mettre en évidence des répercussions positives sur le métabolisme des lipides, et l’effet sur la fonction immunitaire chez les diabétiques est similaire à celui observé chez les patients atteints de cirrhose du foie ». De plus, des améliorations du métabolisme des glucides ont été mises en évidence, par exemple le taux de glycémie à long terme (HbA1c) a pu être réduit. En outre, il a été prouvé que le groupe probiotique présentait moins de toxines bactériennes dans le sang, ce qui indique que ces produits ont aussi impacté de manière positive la paroi intestinale renforçant son rôle de barrière.

Les probiotiques en cas de syndrome métabolique

L'intestin : au centre de la santé

Ces récentes découvertes montrent que les bactéries intestinales et la paroi intestinale (en sa qualité de barrière) jouent un rôle clé dans le syndrome métabolique et dans les madadies qui y sont associées, comme l’obésité et le diabète. « La modulation du microbiome est une option thérapeutique intéressante », confirme la spécialiste. Les données de ces études montrent que les probiotiques ainsi que les prébiotiques ont une influence positive sur le métabolisme des glucides et des lipides, la barrière intestinale, les réactions inflammatoires et le système immunitaire.

Le facteur essentiel pour les maladies métaboliques reste la perte de poids en cas de surpoids ou le maintien d’un poids normal grâce à une activité physique suffisante et à une alimentation équilibrée. Concernant ce dernier point, il est important de mettre l’accent sur des produits frais et de saison que l’on va cuisiner soi-même pour veiller à l’apport de graisse ou de sucre. Pour atteindre ces objectifs, l’intestin revêt une grande importance, comme le souligne Dr Stadlbauer-Köllner : « les probiotiques ont une valeur  importante de soutien et ils peuvent aider les patients à mener une vie plus saine en y associant un changement de mode de vie et un traitement médicamenteux ».

 

Glossaire

L’obésitéExcès de poids par augmentation de la masse de tissu adipeux. L’obésité se définit par un indice de masse corporelle supérieur à 30.
L’indice de masse corporelle (IMC)

L’IMC se calcule en divisant votre poids (en kg) par votre taille au carré. Si votre IMC est compris : 

  • moins de 16,5 : dénutrition ou anorexie
  • entre 16,5 et 18,5 : typologie maigre
  • entre 18,5 et 25 : corpulence normale
  • entre 25 et 30 : surpoids
  • entre 30 et 35 : obésité modérée
  • entre 35 et 40 : obésité sévére
  • à partir de 40 : obésité massive 

 

Par exemple : vous pesez 70 kilos et vous mesurez 1 mètre 62 : 70 ÷ 1,622 = 26,62

Le cholestérol

Le cholestérol est une substance grasse qui est apportée par l’alimentation, mais qui est également produite dans l’organisme (principalement dans le foie). 

Le cholestérol  LDL (= mauvais cholestérol) est lié à des lipoprotéines de basse densité qui transportent le cholestérol du foie vers les tissus. 

Le cholestérol HDL (= bon cholestérol) est lié à des lipoprotéines de haute densité, son rôle est de capter l’excès de cholestérol pour qu’il soit éliminé par le foie. 

L’intolérance au glucoseEn raison d’un manque d’insuline ou d’une sensibilité réduite à l’insuline des cellules du corps, celles-ci absorbent moins de glucose dans le sang. L’intolérance au glucose induit un risque élevé de développer un diabète. 
L’indice HOMAL’indice HOMA (pour Homeostasis Model Assessment) donne des informations sur le risque de résistance à l’insuline sur la base de la glycémie et de l’insulinémie à jeun. 
La résistance à l’insulineOn parle de résistance à l’insuline lorsque l’insuline, l’hormone qui fait baisser la glycémie, agit moins fortement que prévu. Les cellules deviennent moins sensibles à cette hormone.
Les prébiotiquesLes prébiotiques sont des fibres alimentaires qui ont un effet bénéfique car elles peuvent stimuler la croissance et/ou l’activité d’une ou plusieurs espèces de bactéries intestinales anaérobies. 
Les probiotiquesLes probiotiques sont des micro-organismes utiles (par exemple des bactéries lactiques telles que les lactobacilles ou les bifidobactéries) qui ont une influence positive sur l’intestin en créant un milieu propice aux développement des bonnes bactéries, en régulant le pH ou en produisant des acides gras importants.
Les triglycéridesLes triglycérides sont d’importants réservoirs d’énergie dans le corps. Ils sont d’une part apportés par l’alimentation. D’autre part, le corps (le foie) peut produire lui-même des triglycérides (par exemple à partir de glucides) et les stocker dans le tissu adipeux comme réserve d’énergie.

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