Quels sont les effets de la ménopause sur le corps ? La ménopause marque le début d’une nouvelle phase de la vie des femmes. Ce nouveau chapitre les invite à écouter davantage leur corps et leurs besoins. C’est une période riche, souvent bien remplie, pendant laquelle les femmes peuvent apprendre à se redécouvrir et à prendre soin de soi autrement.
De quoi parle-t-on ?
- La préménopause > la période entre le début et la fin des règles. Caractéristiques : longue période de la vie d’une femme (entre la puberté et la ménopause), période de fertilité.
- La périménopause > la phase de transition. Caractéristiques : baisse de la production d’hormones et apparition des premiers signes et symptômes (règles irrégulières, sautes d’humeur, fatigue, etc.).
- La ménopause > le moment clé : le premier jour des dernières règles. Caractéristiques : moment déterminé a posteriori, après ces dernières règles : aucun cycle menstruel pendant 12 mois.
- La postménopause > la période qui suit la ménopause. Caractéristiques : fin de la capacité de reproduction, symptômes et effets liés aux changements hormonaux.
Nous avons rassemblé ici les effets de la ménopause les plus fréquemment observés sur le corps des femmes. D’après un rapport remis au gouvernement français en 2025, 87 % des femmes ressentent au moins un symptôme lié à la ménopause, et 20 à 25 % présentent des troubles sévères clairement identifiés. Il s’agit donc d’un enjeu de santé qui concerne une large part de la population. Chaque femme traverse cette période de façon unique ; si ces effets ont un impact sur votre quotidien, votre vie personnelle ou professionnelle, il est important de ne pas rester seule et d’en parler avec un professionnel de santé attentif et à l’écoute.
- Les bouffées de chaleur
- Signe fréquent et connu de la ménopause (40 à 70 % des femmes sont concernées, variable en fonction des régions du monde)
- Apparition soudaine et souvent sans raison
- Sueurs, rougeur du visage, palpitations ou battements de cœur plus rapides
- Durée : généralement quelques minutes
- Augmentation de l’intensité et de leur fréquence à l’approche du moment clé de la ménopause
- Eviter ou réduire la consommation de café, thé, alcool, tabac et les repas copieux.
- Les troubles du sommeil
- Qualité du sommeil perturbée par les bouffées de chaleur
- Réveils plus fréquents pendant la nuit
- Phase d’endormissement plus longue
- Rythme du sommeil changeant à cause de la fluctuation des hormones
- Les sautes d'humeur et troubles cognitifs
- Irritabilité, nervosité, humeur changeante voire une humeur dépressive
- Apparition de troubles anxieux (plus probable chez les femmes ayant déjà été confrontées à des problèmes psychiques)
- Troubles de la concentration, oublis
- Baisse des performances
- La prise de poids
- Baisse des besoins caloriques donc besoin d’adapter son alimentation
- Changement de la dépense énergétique et de la répartition de la masse graisseuse (tendance à s’accumuler dans la partie abdominale)
- Diminution de la capacité à réguler son appétit
- Ralentissement du métabolisme de base (lié à la baisse de l’estradiol, une hormone)
- La perte de cheveux et l'augmentation de la pilosité du visage
- Déséquilibre hormonal en raison d’un excès d’androgènes (= hormones naturelles qui contrôlent le développement des caractéristiques sexuelles masculines)
- Chute de cheveux
- Modification de la pilosité (poils sur la poitrine ou au-dessus de la lèvre supérieure)
- Impuretés cutanées
- La sécheresse des muqueuses
- Diminution de la production d’œstrogènes = muqueuse vaginale moins humide et moins de sécrétions vaginales produites par les glandes à l’entrée du vagin
- Douleurs lors des rapports sexuels
- Sécheresse des muqueuses de la bouche et des yeux (pas une conséquence du changement hormonal mais la peau et les muqueuses s’amincissent avec le temps et perdent de leur élasticité).
- Troubles urinaires
- Fuites urinaires
- Cystites
- Besoin d’uriner la nuit ou besoin d’uriner en urgence
- Baisse de la libido
- Réduction du désir, de l’excitation et du plaisir sexuel
- Douleur et inconfort
- Ostéoporose
- Augmentation du risque liée à la baisse d’œstrogènes
- Risque de fractures (notamment le col du fémur)
- 39 % des femmes de 65 ans sont concernées
- Accidents cardiovasculaires
- Augmentation du risque liée à la baisse d’œstrogènes
- Première cause de mortalité chez les femmes
Conseils pratiques
> Pour la sécheresse vaginale et les troubles intimes
La sécheresse vaginale est un problème fréquent à la ménopause. Outre les douleurs lors des rapports sexuels, la sécheresse vaginale provoque des démangeaisons et des brûlures, ce qui est très désagréable pour les femmes concernées. La sécheresse vaginale est notamment causée par le manque d’œstrogènes lié à la ménopause. Les femmes souffrent aussi d’atrophie vaginale car la muqueuse du vagin devient moins élastique.
Il existe des solutions pour lutter contre la sécheresse vaginale, comme les hydratants vaginaux en gel ou ovules mais leur action est de courte durée ou la prise d’hormones qui n’est pas conseillée à toutes les femmes. L’utilisation de probiotiques de haute qualité, spécialement conçus pour la flore vaginale, s’est avérée efficace à long terme. La prise orale d’un probiotique spécialement composé de Lactobacillus permet à d’importants lactobacilles naturellement présents dans la flore intime de migrer vers le vagin et d’assurer l’équilibre du microbiote vaginal.
> Pour le métabolisme et la gestion du poids
On appelle le métabolisme de base ou métabolisme basal, la quantité d’énergie dont notre corps a besoin pour fonctionner au repos. C’est-à-dire le nombre de calories que l’on dépense pour nos fonctions de base (la digestion, la respiration, les activités du système nerveux, etc.). Le métabolisme de base diffère en fonction des individus car il réagit à différents facteurs, tels que l’âge, le poids ou le sexe.
Lors de la ménopause, le métabolisme de base ralentit et le corps devient moins efficace pour brûler les graisses. Pour atténuer les effets, vous pouvez :
- faire du renforcement musculaire et une activité physique comme la marche, le vélo ou la natation (ce sont les muscles qui brûlent le plus d’énergie au repos),
- ajuster votre alimentation en donnant la priorité aux protéines, aux légumes, aux fibres et aux céréales complètes,
- dormir suffisamment,
- (ré)équilibrer le microbiote intestinal car un excès d’un type de bactéries, à savoir les Firmicutes, favorise le stockage des graisses.
> Pour le bon état des os
La vitamine D et le calcium : un binôme gagnant
Un apport suffisant en calcium aide à maintenir la solidité osseuse. Le rôle de la vitamine D est important à cet égard car elle favorise l’absorption du calcium.
- Pour le calcium : consommer des produits laitiers, des légumes secs, les légumes verts, les graines, prendre une supplémentation.
- Pour la vitamine D : s’exposer au soleil (pas toujours possible !), consommer des agrumes, des poivrons, des choux, prendre une supplémentation.
> Pour le bien-être mental
Les femmes ont toujours eu force et courage pour affronter les troubles intimes ou les étapes marquantes de leur vie de femme. La ménopause s’inscrit dans cette capacité d’adaptation. Son déroulement varie selon de nombreux facteurs — mode de vie, activité physique et intellectuelle, alimentation — mais aussi selon l’environnement émotionnel et social. Aujourd’hui, les évolutions sociétales permettent une parole plus libre et mieux accueillie sur ces sujets. Il est essentiel d’oser exprimer ce que l’on vit et ce que l’on ressent. S’appuyer sur ses relations, partager, ne pas rester seule face aux changements, renforce la capacité à traverser cette période avec plus de sérénité. Le soutien social est un véritable pilier du bien-être à cette étape de la vie, et il ne doit jamais être négligé.
Quelques idées pour se faire du bien :
- s’engager, rejoindre une association
- faire une activité pour le plaisir (chant, théâtre, poterie, méditation)
- sortir, passer du temps dans la nature
- écrire,
- apprendre quelque chose de nouveau (une langue, un instrument),
- voyager, etc.
Pour en savoir plus et recevoir des conseils personnalisés, contactez-nous et notre équipe sera ravie de pouvoir vous aider.
Il est donc possible d’atténuer les effets de la ménopause sur le corps. La ménopause est une transition vers un nouvel équilibre. Mieux comprendre ce qui se passe dans son corps permet d’agir, de s’adapter et de trouver des solutions pour se sentir mieux au quotidien. Accompagnement médical, hygiène de vie, écoute de soi : de nombreuses options existent pour traverser cette étape avec plus de sérénité. La ménopause peut ainsi devenir une période de réappropriation de son corps, de confiance et de renouveau.
La ménopause correspond à l’arrêt définitif des règles. On considère qu’une femme est ménopausée lorsqu’elle n’a plus eu ses règles pendant 12 moins consécutifs.
La ménopause survient vers 51 ans en moyenne. Avant 40 ans, on parle de ménopause précoce.
Préménopause : la période entre le début et la fin des règles / Périménopause : la phase de transition vers la ménopause pendant laquelle les premiers signes apparaissent / Ménopause : le moment T qui correspond au premier jour des dernières règles / Postménopause : la période après la fin des règles
Les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes, les troubles du sommeil, la sécheresse vaginale, les variations de l’humeur, la fatigue et les douleurs articulaires.
La ménopause provoque une redistribution des graisses vers l’abdomen et une baisse du métabolisme de base mais la prise de poids n’est pas inévitable. Les piliers : une alimentation saine, une activité physique régulière, un microbiote équilibré !
A cause de la baisse des œstrogènes qui réduit la production de collagène, d’élastine et de sébum.
Les changements hormonaux perturbent les rythmes circadiens et la régulation thermique.
En partie mais des facteurs psychologiques et sociaux peuvent également intervenir.
Certaines approches peuvent aider : activité physique régulière, alimentation équilibrée, gestion du stress, et thérapies non médicamenteuses (probiotiques, compléments alimentaires). Leur efficacité varie selon les symptômes.
Oui, la diminution des œstrogènes accélère la perte de densité osseuse, augmentant le risque d’ostéoporose et de fractures, surtout en l’absence de prévention.